Les intermédiaires suisses de l’affaire LAVA JATO, une route de Panama à Genève.

Le scandale Lava Jato (car wash) nom donné par la police brésilienne à l’énorme opération de démantèlement de corruption impliquant des hommes politiques du monde entier a surtout emprunté les chemin tortueux et opaques des banques helvétiques. L’enquête a révélé que l’ultime destination des fonds nécessaires à la corruption des politiques, des hommes d’Etat et des personnes d’influence, se terminaient pour une grande partie tous en Suisse et bien au chaud dans leurs banques très peu regardantes.

Rompues à ces pratiques depuis le début de leur existence, les banques de gestion de fortunes ont bâti leur réputation sur l’art de fermer les yeux sur la provenance et la destination des fonds transitant et sous gestion.

La banque Heritage n’a pas mis longtemps à comprendre le mode de fonctionnement. Faisant partie d’une des toutes dernières créées dans la cité de Calvin, originaire d’Uruguay, elle a vite pris « le style et les usages locaux ». Les régulateurs auraient pu se demander pourquoi une banque aussi « exotique » avait besoin d’une filiale en Suisse, si éloignée de son terrain de jeu originel. La discrétion médiatique entourant la banque ne peut échapper à maintenant comprendre la nécessité de pouvoir avoir accès au marché bancaire helvétique afin de pouvoir stocker et encaisser les « pot de vins » finaux des pratiques sud-américaines.

Dans le cadre de cette affaire, la banque a eu son rôle clé dans le lavage des fonds et la remise d’argent aux politiques brésiliens et bien d’autres.

Pierre-Alain Schmidt par qui le dossier va devoir se ré-ouvrir, personne dont ses talents ne sont plus à démontrer (homme politique PLR), avocat, blanchisseur de fonds, tueur à gage social pour hommes fortunés et surtout ancien président de la banque Heritage (et gestionnaire de sociétés offshores correspondantes), aujourd’hui sous les projecteurs du ministère public. C’est suite à d’autres dossiers du même genre (déjà relayés dans de nombreux articles lui étant consacré, particulièrement en lien avec l’affaire de la société Boegli-gravures et de l’Office des faillites de Genève, que le dossier « LAVA JATO » que la banque Heritage aimerait faire oublier au plus vite revient sur le devant de la scène.

Alors que le ministère public fédéral ouvre la partie 3 du dossier brésilien depuis juin 2019 et notamment les implications des banques et des intermédiaires suisses dans le blanchiment des fonds de la corruption. Rappelons que les banques suisses ont réceptionné et vu transiter plus d’un milliard de dollars US sur les trois milliards de « commissions et pots de vins versés » par la société Odebrecht et consorts selon les révélations du responsable du même nom.

Malgré le talent qu’il faut reconnaître à l’avocat PIERRE-ALAIN SCHMIDT de dissimuler ses interventions en toute discrétion, ses placards sont remplis des squelettes du passé.

« Je suis conscient qu’indirectement, j’ai participé à détruire des vies, des familles, des fils, filles, épouses et mères des cibles, et qu’à cause de personnes comme moi des vies ont été changées ça c’est clair ! »

Son nettoyeur médiatique attitré le sulfureux Mario Brero de la société Alp Services connu pour ses méthodes et réputé avoir le bras long n’y pourra plus rien. Au centre de plusieurs scandales pour des actes illégaux d’intimidations et autres, le couple d’associés PIERRE-ALAIN SCHMIDT et son sicaire, sèment la stupéfaction sur la façon de procéder depuis des décennies, et les déclarations des victimes ne sont que balbutiement et malaises. Nous avons eu la chance de rencontrer un ancien « sicario » de Mario Brero qui nous confie que les demandes et missions demandées par son ancien mandant, ne sont pas très conventionnelles. Il regrette beaucoup d’actes et de choses accomplies, mais ne désire pas entrer dans les détails.

La crainte ou le respect de la « charte » imposée par la profession ne nous permettra pas d’en connaître davantage. « Je suis conscient qu’indirectement j’ai participé à détruire des vies, des familles, des fils, filles, épouses et mères des cibles, et qu’à cause de personnes comme moi des vies ont été changées ça c’est clair ! » nous sentons un vif regret dans l’émotion des mots avec cet accent étranger. « J’avais besoin d’argent » …nous dit-il, nous retrouvons le savoir-faire de PIERRE-ALAIN SCHMIDT et de son disciple. Trouver des personnes dans le besoin financier et leur faire faire les sales besognes.

Aujourd’hui, je peux vous confier nous dit l’ancien collaborateur d’Alp Services « j’ai des dossiers sur tout le monde, souvent nous voyons les plus grands avocats dans les journaux couronnés de succès une procédure, ce n’est pas par leurs talents, ou par l’innocence de leurs clients, ce qui est rarement le cas, c’est par leurs pratiques dégueulasses s’ils gagnent, par des coups bas, des faux, des témoignages rémunérés, des avocats bien nantis, des parties sous contrôle total, des rapports de détectives faux et arrangés ». A notre question de qui est le pire de tous ? La réponse est évasive mais claire : « il y en a plusieurs, mais c’est à chaque fois l’association d’avocats et de sociétés d’investigations, Mario Brero est « l’auxiliaire connu et reconnu » de 3 ou 4 études d’avocats genevoises, sans qui aucun dossier ne serait sorti avec de bonnes décisions de justice ».

« Ils faussent toutes les instructions, ils pipent les dés comme « on dit », faux témoins, faux plaignants, avocats adverses corrompus, Offices d’Etat sous trafic d’influence, et bien sûr les politiques qui jouent de leurs appuis ».

« Pierre-Alain Schmidt fait partie des études faisant appel à ces pratiques, il est connu pour cela, j’ai moi-même servi pour certain de ses dossiers » nous dit l’ancien « homme de main ».

De cette discussion très intéressante et sans aprioris, il apparaît que Pierre-Alain Schmidt gagne par la crainte, ses pratiques étant connues dans le milieu genevois mais restent silencieuses, car elles impliquent trop de personnes qui ne désirent surtout pas être au-devant de la scène médiatique.

Malheureusement, quand on veut être président d’une banque et aussi gestionnaire de sociétés Offshores dont les comptes sont dans la même banque, quand on veut être impliqué dans la plus grande affaire de corruption mondiale afin de s’enrichir facilement.

Quand on a géré et fait transiter des centaines de millions de dollars d’argent sale de la corruption.

Quand on veut être syndic d’une commune où très probablement l’expérience et la pratique de la corruption doit aider pour en être le représentant.

Quand on veut être le conseil de clients ayant des volontés et des désirs inavouables et répréhensibles pénalement.

Quand il faut satisfaire sa boulimie d’honoraires.

La solution, faire appel au service de personnes n’ayant aucunes limites et aucune étique.

Le système PIERRE-ALAIN SCHMIDT ne vieillit pas.